TEXTES

UNE / ET EN ATTENDANT… / OMBRES

Autour

Autour dansent les pensées
En aller-retour
Autour dansent les pensées
En aller-retour

Je les fais monter
Je les fais monter dans      x2
Je les fais monter dans
Mon bateau

Je les fais monter
Je les fais monter dans
Je les fais monter dans
Mon bateau de papier

C’est comme (feat Laurie Batista)

C’est comme l’eau
Comme le vent
C’est comme nous
Comme le temps
C’est comme la pluie
Sur un banc
Comme après l’hiver
Le printemps
C’est comme
Comme l’eau
Comme l’envie
C’est comme nous
C’est comme lui
C’est comme la fin d’une vie
Et comme le début aussi

C’est comme les caresses
Sur la peau qui passent
C’est comme la paresse
Sous de grands draps blancs
C’est comme la tristesse
Qui lentement s’efface
C’est comme la tendresse
Que l’on ressent dedans

Voilà comme aujourd’hui
Je commence ici
Voilà comme, voilà comme
Je commence

C’est comme la cage
Aux barreaux distendus
C’est comme la tâche
Que l’on a effacée
C’est comme la plage,
Les grandes étendues
C’est comme

C’est comme, c’est comme
C’est comme, c’est comme

C’est comme l’orage
Qui nettoie la grande rue
C’est comme la page
Que l’on a déchirée
C’est comme la rage
Que l’on a contenue
C’est comme l’otage
Que l’on a libéré

Refrain

C’est comme l’eau
Comme le vent
C’est comme nous
Comme le temps
C’est comme la pluie
Sur un banc
Comme après l’hiver
Le printemps
C’est comme
Comme l’eau
Comme l’envie
C’est comme nous
C’est comme lui
C’est comme la fin d’une vie
Et comme le début aussi

Refrain x2

Glacée

Il y a ce truc étrange
Qui me pince sans arrêt
Une pointe, une pique
Dans mon cœur épinglé
Parfois c’est lancinant
Le tableau sous la craie

Parfois ça me serre fort
Puis ça se fait discret
Ça relâche son étreinte
Me laisse respirer
Et ça me prend encore
Sans remord ni regret

Tiens, tu n’as qu’à voir
J’ai le cœur tout gonflé
Si j’avais su que c’était
Si vif de t’aimer
Tu es là, près de moi
Quand mes yeux sont fermés, mais
J’ai beau puiser en moi
Pourtant je suis glacée

Paris était si belle
Alors je t’ai suivi
J’ai marché dans tes pas
Je t’ai hanté Paris
J’ai découvert tes rues
Par cœur je t’ai appris
Mais quand tu n’y es plus
Je n’y suis plus aussi

Parce que Paris sans toi
Ça laisse une place vide
Je crois qu’il fait plus froid
Que les pavés se rident
Et j’avance à tâtons
Je te cherche mon guide

Refrain x2

Te récite tout bas
Te murmure en secret
Je devine ton pas
Je dessine tes traits
Sans répit, sans effort
Je t’attends, je te crée

Refrain

Une

Je ne suis pas plusieurs, je suis une
Je n’ressemble à aucune autre,
Aucune
Je sors la nuit, parle à la lune
Et recompte les étoiles, chacune
Je ne suis pas plusieurs, je suis une

Je ne suis pas plusieurs, je suis une
J’ai fait 2-3 erreurs, quelques unes
Je sors la nuit, fonds dans la brume
Et poursuis mon chemin
De fortune
Je ne suis pas plusieurs, je suis une

Pourquoi changer ?
Est-ce que j’ai tort ?
Je veux crier mais rien ne sort
Pourquoi changer ?
Est-ce que j’ai tort ?
Y a tout qui reste dans mon corps
Y a tout qui reste dans mon corps

Je ne suis pas plusieurs, je suis une
Je suis un animal nocturne
Je sors la nuit, parcours les dunes
Et ravale toutes mes rancunes
Je ne suis pas plusieurs, je suis une

Refrain

Fix you (guest Hugh Coltman)

J’ai le mal des transports
Amoureux
J’ai mal au cœur quand ça secoue
La tête qui tourne
Et toi qui es partout
Le mal des transports amoureux
Je cache mes larmes
Derrière mes joues
Je me cache, je crois je gâche tout
Je gâche tout

T’aimerais me réparer
Comment, comment
Comment, commencer ?
You say I want to fix you
Si je suis cassée, tu recolles le nous

J’ai le mal des transports
Amoureux
Quand la barque tangue
Peur qu’elle échoue
La tête qui tourne
Et l’eau jusqu’aux genoux
Le mal des transports amoureux
Je cache mes larmes
Retiens mes coups
Je me cache ou bien j’arrache tout
J’arrache tout

J’aimerais te réparer
Comment, comment
Comment, commencer ?
I say I want to fix you
Si tu es cassé, je recolle le nous

J’aimerais te réparer
Comment, comment
Comment, commencer ?
I say I want to fix you
Si tu es cassée, je recolle le nous
Je recolle le nous

Demain je serai femme

Même si je bois la tasse
Que l’eau me pique les yeux
Que les jours passent et passent
Et qu’on devient plus vieux
Si tous les petits drames
Ne pèsent que quelques grammes
Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme

Même si je vide les tasses
Que je comble les creux
Que j’échange de guerre lasse
Un bout de ciel pluvieux
Si tous les grands vacarmes
Ne pèsent que quelques armes
Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme

Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme x2

Même si j’essuie les crasses
De mes erreurs au mieux
Que les traces sont tenaces
Qu’il faut frotter un peu
Si toutes les fleurs qui fanent
Ne pèsent que quelques charmes
Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme

Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme x2

Même si je brasse et brasse
Des courants tortueux
Que perdue dans la masse
Je me raccroche aux cieux
Si tous les états d’âmes
Ne pèsent que quelques larmes
Aujourd’hui je suis fille
Demain je serai femme

Et même si tout s’efface
Que je défais les nœuds
Que sous ma carapace
Se tissent tous mes vœux
Si toutes les grandes dames
Ne pèsent que quelques âmes
Aujourd’hui je suis fille, aujourd’hui je suis femme

Aujourd’hui je suis fille, aujourd’hui je suis femme

Du vent

Du vent dans ton appartement
Des rafales dans tes vêtements
Sur tes joues, de petits sillons
Et l’orage
L’orage sous ton front
Il pleut dans ta maison

Plus de bleu
Dans ton ciel obscurci
Dans tes yeux
Coule la pluie
Là au creux
Tu gardes son prénom
Qui s’efface
S’efface pour de bon
Il pleut dans ta maison

Y a du vent par chez toi
Ça souffle fort
Tu es debout
Tu peux tenir encore
Je le sais, je te connais
Et je t’envoie des signaux
De fumée

Une brise caresse ton cœur serré
De grand tigre, de petite fée
La forêt comme unique horizon
Et les branches
Les branches pour plafond
Il pleut dans ta maison

Refrain

C’est la mousson tu sais
La tempête va passer
Reste sur tes deux pieds
Tu verras
Neige et grêle vont tomber
Elles vont tout nettoyer
Mais je saurai t’abriter

Y a du vent par chez toi
Ça souffle fort
Tu es debout
Tu vas tenir encore
Je le sais, je te promets
Et je t’envoie des signaux
De fumée

Et je t’envoie des signaux
De fumée

Fort. Forcément

C’est pas moi, c’est mes yeux
C’est pas toi, c’est le jeu
C’est pas nous, c’est pas eux
C’est tout
C’est pas pire, c’est pas mieux
C’est pas froid, c’est un feu
C’est pas un, c’est pas deux
C’est tout

C’est fort forcément
Quand ça vient de mon cœur
Parfois à mes dépends
Fort forcément
J’ai mis ma tête en veille
Parfois vaut mieux faire sans

C’est pas rien, c’est pas Dieu
C’est pas là, c’est pas le lieu
C’est pas jeune, c’est pas vieux
C’est tout
C’est pas rouge, c’est pas bleu
C’est pas triste, c’est heureux
C’est pas moi, c’est mes yeux
Du coup

Refrain

C’est pas trop, c’est trop peu
C’est pas grave, c’est un vœu
Ses pas dansent au milieu
Des fous

Fort forcément
Quand ça vient de mon cœur
Parfois à mes dépends
Fort forcément
J’ai mis ma tête en veille
Et je l’embrasse
Fort, forcément
Car ça vient de mon cœur
Sûrement à mes dépends
Fort forcément

Et je t’embrasse

La clé du problème

Faire face, affronter
La glace et le brasier
Je me suis enfermée
Toute seule et
J’ai perdu la clé
De ma cage dorée
Aux barreaux de fumée
Quand je suis sur le seuil
Je frappe mais
Ma porte est fermée
Mais ma porte est fermée

Tenace, épuisée
Lasse, désespérée
J’ai déroulé mon piège au sol j’ai
Tendu les filets
Sur place, emmêlée
Je ne peux plus bouger
Les mains sur la paroi
Je frappe mais
Mes murs sont épais
Mais mes murs sont épais

Je sais quoi faire
Pour combler les fissures
Je sais quoi faire
Pour réparer les fêlures
Je sais quoi faire
Pour panser mes blessures
J’ai la clé du problème
Mais le problème c’est
Que j’trouve pas la serrure

J’ai la clé du problème
Mais le problème c’est
Que j’trouve pas la serrure

À bras le corps

Je prends mon temps
Je prends l’air
Je prends le vent
La poussière
Je prends part
Je prends peur
Je prends garde
Je prends à cœur
Je prends le large
Je prends l’eau
Je prends la porte
Prends d’assaut
Je prends
Mon courage à deux mains
J’prends la bonne route
Je prends des trains

À bras le corps, je prends
À bout de bras, je prends tout
À bras le corps. Je prends
À bras le corps. Je prends tout

J’prends rendez-vous
J’prends des risques
J’prends vie, debout
Je prends la fuite
Je prends la mer
Le maquis
Je prends un verre
Et puis…
Je prends feu
J’y prends goût
Je prends mes jambes à mon cou
Je prends les devants
Me prends en main
Je prends des gants
Et puis plus rien

Refrain

Mais pour qui tu me prends ?  x3
Mais pour qui ? Mais pour qui ?

Refrain

Sur mon dos, dans mes mains
Et au creux de mes poings
À bout de bras
Au dehors, au dedans
Sur chacun de mes pas
Je prends

Sur mon dos, dans mes mains
Et au creux de mes poings
À bout de bras, je prends
À bras le corps, je prends
À bras le corps, je prends
Je prends tout

Naître, mourir

Naître
Crier
Pleurer
Sourire
Manger
Marcher
Jouer
Courir
Apprendre
Comprendre
Devoir
Grandir
Entendre
Se taire
Répondre
Être

Avoir
Attendre
Penser
Mûrir
Rêver
Danser
Boire
Et conduire
Aimer
Donner
Pleurer
Haïr
Chercher
Trouver
Et repartir

Bosser
Gagner
Défier
Choisir
Fonder
Marier
Durer
Finir
Savoir
Porter
Savoir
Tenir
S’éprendre
C’est dire
S’étendre
Et vivre

Vouloir
S’étreindre
S’éteindre
Dormir
Rider
Bailler
Courber
Vieillir
Garder
Écrire
Conter
Et rire
Pouvoir
Fermer
Cligner

Mourir

Voilà l’hiver

Voilà l’hiver froid
Comme la pierre
Voilà l’hiver froid
Comme la pierre

L’hiver est entré
Dans le cœur
De mon été
Il a tout bousculé
L’hiver est là

Fermez les volets
Les paupières
Et les gilets
L’hiver est là
L’hiver est là
L’hiver est là

Il arrive
Voilà, il est là  x4

Il fait froid
Je tremble, grelotte
Je tangue, je flotte
Je claque des dents
Maintenant
Il fait froid
Je gèle sur place
Hiver de glace
Hiver dedans
Cinglant
Il fait froid
Et j’en oublie
L’été et puis
Tous les printemps
D’avant
Il fait froid
Et c’est si dur
Si blanc, si pur
Et si troublant
Ce temps

Il fait froid
Les fissures craquent
Surface des lacs
Et des torrents
Tordants
Il fait froid
Je ne distingue plus
Les toits, les rues
Dans les courants
De vent
Il fait froid
Mais un peu moins
Quand en mon sein
J’allume un feu
Hardant
Le froid du presque hiver
Au loin…

Voilà l’hiver froid
il est là
Comme la pierre
Voilà, il est là

Fermez les volets
Les paupières
Et les gilets
L’hiver est là
L’hiver est là
L’hiver est là

Tous les textes de l’album Une ont été écrits par Luciole.

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