TEXTES

UNE / ET EN ATTENDANT… / OMBRES

Une rencontre

Une rencontre.
Je suis pour, plus que contre… contre toi.
Me lover dans tes bras, t’embrasser, s’embrasser,
Brasser des mots et des baisers,
Les cultiver, les voir grandir,
Grandir encore et dire alors, dans un soupir…
… qu’ce s’ra le plus beau des souvenirs.

Tout ça, c’est qu’une rencontre…
Juste deux personnes
Aux cœurs qui sonnent
Aux yeux qui brillent, pétillent, s’étonnent
D’être là et de se suffire
Sans trop se soucier de l’avenir,
De c’qui va v’nir
De c’qui va suivre et continuer…
Ca continue ! Une rencontre qui ne s’arrête plus.
Une rencontre qui ne s’arrête plus…

Ma.
Ta.
Notre rencontre.
Tout contre toi, le temps s’écoule entre mes doigts
Mais ça fait rien car plus j’y pense, plus j’me souviens.
Et ça fait rien et ça fait tout
Tout contre moi, au creux d’mon cou
Court un baiser, le tout premier,
De ceux qui comptent,
Comme dans les contes,
Les contes de fées.

Et si j’fais l’compte de notre rencontre
1 + 1 : qu’est-ce que ça fait ?

Une rencontre.
Je suis pour, plus que contre… contre toi.
Me lover dans tes bras, t’embrasser, s’embraser,
Brasser des mots et des baisers,
Les cultiver, les voir grandir,
Grandir encore et dire alors, dans un soupir…

… qu’ce s’ra le plus beau des souvenirs.

Grain de sable

J’ traverse un désert humide à la recherche d’un grain de sable
Et je me sens poids qui veut devenir plume
Et je me sens larme qui veut devenir dune
Et je me sens étoile qui veut devenir lune

J’ traverse un désert humide à la recherche d’un grain de sable
J’avance d’un pas lent, attentive aux attentes, tendue, attendue
Vigilante et bien plus
Je cherche, tâtonne, frissonne, marmonne, chantonne… à l’occasion
J’continue ma mission
Cette mission c’est ma vie, pas d’celles que l’on oublie
Mais d’celles qui nous habitent, nous hantent, nous agitent
La mienne c’est d’le trouver, c’grain d’sable abondonné
Pour vous, caillou dans les souliers
Mais pour moi, c’est un grain de beauté

Mais il y en a tellement
Des millions, des milliards
Des tonnes et puis des tonnes, avancer dans l’brouillard.
C’est l’aiguille dans le foin
C’est l’étoile du matin
Que l’on poursuit en vain
Et qu’on attrape jamais…

… Ça on en est certain

Mais moi j’traverse un désert humide à la recherche d’un grain de sable.
J’avance, silencieusement
Pour ne pas le faire fuir, pour ne pas l’effrayer
P’tet même pour le surprendre, doucement l’enlever
Les mains moites, le mettre dans une boîte
Et lentement l’emporter pour ne jamais le quitter
Unique.
Magique.

Alors j’traverse ce désert humide à la recherche de ce grain de sable
Qui parmi tous les autres, brille dans l’obscurité, tellement noire
Tellement noire.

Et même si je me sens poids qui voudrait devenir plume
Même si je me sens larme qui rêve de devenir dune
Même si toutes les étoiles voudraient être la lune
J’continue d’le chercher, cet unique grain d’beauté                          
x2

Trouver ou être trouvé
Aimer, surtout aimez
Moi j’continue d’avancer dans mon désert humide…

… à la recherche de mon grain de sable.

Ombre

Paraît que le Terre tourne, paraît que tourne le Monde
Paraît que le Terre tourne, paraît que tourne le Monde
Et ben moi ma vie tourne, elle tourne comme une ronde

J’ai pas besoin de bouger, accrochée à mes pieds
Je suis juste…
Mon ombre

J’ai grandi comme une ombre s’étirant sur le sol
M’étirant au soleil, oublié le parasol
Parce que ma joie, ma vie et ma meilleure amie
Amitié, ma moitié c’est mon double qui me suit
Je la regarde danser dans le dos des pavés
Doucement avancer, de grâce je l’ai paré
Elle et moi, toutes deux
Elle est moi, elle m’émeut
Je suis elle, je suis zèle
Je la suis, j’ai des ailes
J’aime quand elle se dédouble, alors nous devenons trois
J’aime quand elle se grandit pour faire de plus grand pas
Et j’aime la voir tourner, tous mes sens en éveil
Oui, j’aime la voir poursuivre les rayons du soleil
Sur mon bonhomme de chemin, toujours elle m’accompagne
C’est une ombre tout terrain, pour la ville, la campagne
Et en toutes circonstances, je compte sur son silence
Ma mystérieuse amie est… juste témoin de ma vie
Et du bout de nos doigts, on raconte des histoires
De lapins, de serpents, d’animaux effrayants
Ma marionnette sans fil
Sur le trottoir défile
Et je reste fixée sur ses courbes esquissées
Exquise est ce qui suit, l’aventure qui se poursuit
Car mon ombre a changé
Sa forme s’est transformée…

Paraît que le Terre tourne, paraît que tourne le Monde
Paraît que le Terre tourne, paraît que tourne le Monde

Une autre ombre s’est mêlée
A la mienne, enlacée
Quatre jambes, quatre bras et vingt doigts qui s’balladent
Sur le contour des corps, une tendre promenade
Sur le sol se dessine maintenant une forme étrange
Etrange ! On dirait même qu’se sont deux corps qui s’mangent
Et à la nuit tombée
Lorsque tout devient sombre
C’est aux corps de sombrer
Dans ce qui n’est plus qu’ombre
Une question d’addition
Oui, une question de nombre
De multiples équations
Nous submergent en surnombre
Se soustraire au plaisir
Quand deux et deux font un
S’accumule le désir jusqu’au petit matin
Et quand l’soleil jaloux arrosa de lumière
Le tendre résultat d’l’adéquation de nos chairs
P’tet que tout a changé
Et que le dessin par terre
Ne pouvait plus marcher
Tout seul mais par pair

Paraît que le Terre tourne, paraît que tourne le Monde
Paraît que la Terre tourne, paraît que tourne le Monde

Et ben moi ma vie tourne, elle tourne comme une ronde

Accrochée à ses bras, je regarde plus en bas
Je relève le nez et ne vois plus que…toi
J’suis plus l’ombre de moi-même
Depuis que ma peau aime…

J’ t’oublierai

J’ t’oublierai
Aussi sûr que cette immensité devant laquelle je me trouve est là, bien présente
J’ t’oublierai
Aussi sûr que le sont les doigts du violoniste sur son instrument
J’ t’oublierai
Aussi sûr qu’ le printemps vient après l’hiver, après la pluie, le beau temps, après le fleuve, l’océan
J’ t’oublierai, oui… mais

Oui, même si les hasards sont parfois si heureux
Si on ne si attend pas quand on tombe amoureux
Si le vent incertain repart comme il vient
T’oublier ça vaut mieux, oui c’est mieux pour demain

Alors, je t’oublierai…

J’ t’oublierai
Aussi sûr que toi et moi faisait nous
J’ t’oublierai
Aussi sûr que sont doux les baisers dans le cou, comme une caresse légère, frisson qui effleure tout doucement ton cœur du bout des lèvres
Aussi sûr que la course du temps m’usera lentement
J’ t’oublierai, oui… mais

Oui, même si c’était bien, oui même si c’était beau
Ta main au creux de ma main
Ta peau contre ma peau
T’oublier c’est certain me lavera de tous mes maux

Et puis si j’arrive pas à oublier tout ça,
Les dents de ton sourire je les garderai au fond de moi
Dans des bulles de soupir, rien qu’un drôle de souvenir
Trois petits tours et puis s’en va
Trois petits tours et puis s’en va
Trois petits tours et puis s’en va

Je t’oublie
Aussi sûr que j’aimerais me souvenir de toi
Je t’oublie
Ça y est, tu n’es plus là

Encore et encore

Je vibre
Ça vibre
Je sais pas
Beaucoup
Ce type, je sais pas
Bientôt belle
J’ai envie
J’ai même
J’ai envie aussi
C’est ça être devin

Tu es ma chance
Une ronde, une danse
Tu es mon choc
Ton choc
Centre
Tu me trouves genre
Genre
Tu m’déconcentres
Tu me tentes
Ça y est

Refrain :
Encore et encore
Encore et encore

Je suis ta drogue
Je fonce
Je force
Tu es ma drogue
Mais j’ai tellement soif
Et je
Je suis obligée
J’ai pas l’impression que j’ai
Moi j’ai l’impression
J’ai soif de toi
De nous

Refrain

Aimante
Aimantée
Dire oui
Dire non
Quoi ?
Entêtée
Je suis
Tu l’es

J’ai, moi, toi, soif de nous x4

Refrain

Viens sourire sur ma bouche

Viens sourire sur ma bouche
Mon corps comme les touches
Du piano, caressées
Effleurées

Viens sourire sur mes lèvres
Sourire sur mon visage
Des baisers de passage
Leur parcours, un voyage

Viens sourire sur ma bouche
Cinq mots au creux d’ma main
Ecrits au stylo fin
Ecrits au stylo rouge

Une ligne entre les miennes
Pour ne pas l’oublier
Et te la répéter
Juste pour que je sois tienne

Viens sourire sur ma bouche
Elle était écrite là
Cette phrase si jolie, si douce
Un éclat

Viens sourire, embrasse-moi
Sois heureux d’être là
On est bien et demain
Que sera sera…

Viens sourire, rapproche-toi
Toi et moi, moi et toi
Toi et moi ça fait mouche
Oui, viens donc sur ma bouche

Viens sourire sur ma bouche
Oui, ça m’a plu tout de suite
Mais je n’avais pas prévu
Ta fuite

Viens sourire sur ma bouche
Mon corps comme les touches
Du piano, caressées
Effleurées

Viens sourire sur mes lèvres
Sourire sur mon visage
Des baisers de passage
Leur parcours, un voyage

Viens sourire sur ma bouche
S’est lentement effacée
De ma paume repliée
Sur ta main si glacée

La p’tite phrase écarlate
A lentement disparue
Tout comme toi, tout comme toi
A l’angle de la rue

Viens sourire sur ma bouche
Je t’aimais bien je crois
Le bus a démarré
Dehors, il faisait froid

Continue de sourire
Surtout ne m’oublie pas
Et juste une dernière fois

Embrasse-moi

Le cœur en miettes

J’me suis assise par terre, trop d’chaleur, trop de bruit.
Je me suis posée là, une pulsion, une envie.
Et sous un autre angle, j’ai pu regarder la vie
En oubliant la mienne et ses petits soucis.
En laissant de côté, écartant, écartés
Les conseils avisés qui disent que ça passera,
Que c’est l’adolescence, qu’ça se finit, tu verras,
Que l’amour, c’est pas facile,
Que les sentiments ça filent, s’effilent et s’effilochent
Comme un tricot trop moche
Qu’on ne portera jamais, alors on le défait.
Ouais, j’ai laissé d’côté les toi, les moi, les nous,
Les pots de nutella et les pensées trop floues,
Et j’ai croisé mes jambes juste pour arriver
Un peu plus près du sol, juste au niveau des pieds…
Ouais, plus près des pavés.
En approchant mon nez de ces petits carrés,
J’y ai vu une chanson…

J’ai l’cœur en miettes
Mais rien de grave
Elles nourriront les oiseaux
Je t’assure, t’inquiète

C’est rien de grave, j’ai juste
Le cœur en mille morceaux

Pourtant, j’pensais
Oui, ça m’arrive
Que ça ne m’arriverait plus
Que mes pensées à la dérive
Ne dévaleraient plus dans la rue
Je l’avais recollé, oui bien des fois
Suite à des accidents d’parcours
Rafistolé comme-ci, comme-ça
En attendant de meilleurs jours
Mais tu sais l’amour ça rime pas
Avec un joli éternel
Oui, tu sais l’amour avec moi
Ça rime plus avec éphémère

Alors voilà, j’pensais qu’cette fois
C’était la bonne avec le bon
Mais j’me suis plantée comme tu vois
Et j’ai mon cœur qui fait des bonds
Qui frappe et cogne dans ma poitrine
Comme s’il voulait en sortir
Tremblent mes pognes et tambourinent
Les reflets de mes souvenirs
C’est juste un p’tit poème tout bête
Pour oublier qu’à l’intérieur
Y a mon cœur qui bat de l’aile
Eclats de verres des jours meilleurs
Eclats de vers des jours meilleurs

J’ai l’cœur en miettes
Mais rien de grave
Elles nourriront les oiseaux
Je t’assure, t’inquiète
C’est rien de grave, j’ai juste
Le cœur en mille morceaux

Ma vie sans moi

Ma vie sans moi… Ma vie sans plus une trace, ma vie sans plus un bruit, ma vie…

Ma vie sans plus une note, ma vie sans plus un mot, ma vie sans les murmures, ma vie sans les bruissements, ma vie s’envole lentement… ça y est, elle va au gré du vent.

Ma vie sans un plus un souffle, ma vie sans plus un cri, ma vie sans plus une larme, ma vie sans plus un rire, ma vie sans les rencontres, sans les chemins qui s’croisent…
Ma vie sans, ma vie sans…

Ma vie sentait bon la romance, elle était douce comme une fragrance, ma vie sent le silence… nouvelle odeur, nouvelle partance.

Ça y est je pars, je quitte ma vie, je vous la laisse, elle est à vous, ma vie sans moi je vous la donne, les moindre détails même les flous.

Prenez mes mots, gardez mes phrases, mes photos et puis tous mes livres, les p’tits objets, les plus discrets, buvez tout jusqu’à en être ivre…

Tout est à vous, oui prenez tout, tout c’qui faisait que j’étais moi, ma vie sans moi je vous la loue, et puis surtout, surtout… gardez-moi.

Gardez mes sourires, mon visage et même si la vie continue, conservez ma voix, mon image, mes expressions, mes retenues.

Mes amours et mes amitiés, mes souvenirs, mes déceptions, mes joies, mes peines, mon anxiété et puis ma détermination…

Gardez mes jupes, juste les plus belles, celles qui tournent quand c’est le printemps, gardez mes disques, et mes stylos et puis mes livres pour enfants.

Gardez mes bêtises, mes erreurs, et puis mes petits moment de gloire, racontez-vous ma plus grande peur, et n’oubliez pas mes histoires…

Tout est à vous, oui prenez tout, tout c’qui faisait que j’étais moi, ma vie sans moi je vous la loue, et puis surtout, surtout… gardez-moi.

Ma vie sans toi ce sera plus dur, et je ne parle même pas d’ma vie sans vous, ma vie sans caresses, sans baisers, ma vie sans étreintes, sans mots doux.

Ma vie sans nous, sans engueulades et puis sans réconciliations, ma vie sans secrets, sans partage et puis sans longues conversations.

Ma vie sans vous, se sera pénible, peut être je m’y habituerai, ma vie sans lui… je sais pas si j’y arriverai.

Ma vie sans moi, ça changera rien ou alors juste pas grand-chose, il y aura des jours et puis des mois, il y aura vous… votre vie sans moi.

Prenez mes mots, gardez mes phrases… ma vie qui sent bon la romance, ma vie s’envole, ma vie s’efface, derrière, l’effluve d’une fragrance.

Ma vie sans moi…
Ma vie sans plus une trace, ma vie sans plus un bruit, ma vie… finie.

Je suis

Je suis le tout début
D’un silence sans fin
D’un poème ambigu
D’un dédale cartésien
Un réveil-matin
Qui préfère quand il dort
Un brin d’herbe rêvant
De devenir bouton d’or

Je suis la page blanche
Qui rêve de noirceur
J’suis l’oiseau sur la branche
Qui rêve de profondeur
Je suis un court instant
Qui veut être infini
Et même le beau temps
Qui n’aime que la pluie

Je ne suis qu’une porte
Qui veut rester ouverte
Je suis la feuille morte
Qui pleure sa couleur verte
J’suis le verre à moitié vide
Ou bien à moitié plein
Je suis la salle qui se vide
En attendant le lendemain

Je suis la carte postale
Que l’on n’envoie jamais
Je suis le matin pâle
Qui ne rêve qu’à sa soirée
Et je suis l’édredon
Qui cherche la fraîcheur
Un drôle d’Apollon
Qui admire sa laideur

J’suis le mot sur le bout d’la langue
Qui voudrait t’arriver
Je suis la tête qui tangue
Et qui aimerait bien s’poser
Sur l’bord de ton épaule
Sur l’bord de tes pensées
Pour oublier mon rôle
Rêver autour d’un thé
Car je n’suis qu’une tasse
Qui veut être vidée
De toute son angoisse
Par tes lèvres, un baiser
Je suis le nœud dans la gorge
Qui voudrait se dénouer
Une boucle de te cheveux
Et la boucle est bouclée

Est-ce que j’ai rêvé ?

Est-ce que j’ai rêvé ?

En m’réveillant c’matin, je ne savais plus vraiment où j’étais, qui j’étais, c’qui m’étais arrivé.
Y a ces quelques secondes d’inconscience, empafé, où l’on n’se souvient pas d’hier et des chagrins,
Des soucis du passé si proches, plus proches encore qu’un vêtement sur la peau
Ou que la plage de l’eau…
Tous les petits problèmes au petit matin blême, on ne s’en souvient pas !
Pas tout de suite en tout cas…

Mais, est-ce que j’ai rêvé ?

Je ne savais pas courir et je t’ai couru après.
J’avais des tonnes de regrets, ils se sont envolés.
Je l’avais fermé à clé mon cœur et puis voilà que t’entres par la serrure comme un rayon de soleil.

J’ me demande si j’ai rêvé ?
T’ai-je vraiment rencontré ?
Ou bien n’es-tu que le fruit de mes fantasmes ?
Un fruit de la passion qui me provoque des spasmes, des sueurs, des tremblements.
Est-ce que mon corps me ment ?

Est-ce qu’il les a rêvé les échanges de regards ?
La ligne n’est pas franchie ? Le pas n’est pas sauté ?
L’ai-je souhaité tellement fort pour croire que c’était vrai ?
N’es-tu qu’un inconnu que j’imagine en secret ?
J’aimerais tellement fort qu’tes inventions soient vraies…

Est-ce que j’vais les rêver tous nos doux rendez-vous ?
Je t’avoue qu’au réveil tout me semble si flou.
Et cette drôle d’impression qui me pince comme une tenaille
Me retourne le ventre, me retourne les entrailles
Qu’il s’est passé quelque chose mais qu’il s’est passé quoi ?
N’était-ce qu’un mauvais rêve ?
N’était-ce qu’un mauvais rêve ?
Et est-ce que j’ai rêvé ?

En m’réveillant c’matin, je ne savais plus vraiment où j’étais, qui j’étais, c’qui m’étais arrivé.
Puis j’ai tourné la tête et vu la place vide
Et tout m’est revenu comme une vague, livide
Je les ai revécu les larmes dans mes yeux
Et je les ai revu les tiennes que tu cachais, qu’tu camouflais si mal,
D’un geste presque brutal,
Cette nuit là où tous mes rêves ont basculé.

Ça fait comme un sursaut, une bombe dans le cœur
Lorsque tout nous revient, qu’on sort de notre torpeur.
Et on se lève vite pour fuir le lieu du drame, pour s’éloigner des draps qui ont gardé ton odeur,
Des hallucinations qui te ramènent là.
Je suis bien réveillée, j’me souviens de tout ça mais…
Je n’arrive pas à croire ce qui est arrivé.

Et même réveillée, je me demande encore si…
Je n’ai pas rêvé.

De temps en temps…

De temps en temps, cela vous ennuierait-il de…
M’emmener loin de tout ça.
Juste pour aller voir la mer,
Juste pour qu’elle nous lèche les pieds,
Juste faire semblant d’oublier.

Sentir chaque grain de sable effleurer paumes et plantes,
Sentir chaque algue caresser nos chevilles,
Sentir dans nos cheveux tout le ciel qui…
Vente.

De temps en temps, cela vous ennuierait-il de…
M’enlever avec permission, pour quelques jours ou quelques heures,
Les yeux bandés, plus de repères, forcée d’être guidée, perdue dans vos pensées,
Permission accordée.

De temps en temps, cela vous ennuierait-il de…
Me surprendre au coin d’une rue.
Oubliez qu’j’vous l’ai demandé et admettons qu’j’sois étonnée,
Agréablement surprise et qu’après un sursaut, je vous saute
Au cou.
Et qu’après avoir plongé mon regard dans le votre avec l’indiscrétion d’y trouver quelque chose,
Je vous vole un baiser…
Pour le mettre dans ma poche et le garder pour quand vous n’serez plus là
Et qu’j’me sentirai seule avec tout ce monde autour.
Alors, j’le prendrai tout doucement au creux de ma main
Et le poserai lentement sur ma joue.
Là.
Vous voyez ?
Vous sentez comme c’est doux ?
Vous sentez ?

De temps en temps, cela vous ennuierait-il de…
Me porter sur votre dos, rêvant de m’isoler facilement loin du sol,
Là où tout est si beau, comme les notes de votre dos, comme les ronds de votre dos,
Mélodie de mes sens. Vous voyez comme j’y pense ?
Et mes pieds sont si lourds,
Et mes vers sont si courts,
Mes si et mes syllabes me broient et me labourent.
Je laisse sur le trottoir des traces de pas ancrées,
Alors rien qu’une fois pourrirez-vous me porter ?

De temps en temps, cela vous ennuierait-il de…
Me laisser vous caresser du bout d’ma plume, du bout d’mes doigts.
Je redessinerai votre visage comme on esquisse un paysage.
Je le ferai un jour de brume pour cacher un peu mes émois,
Et mes « et moi », mais « je », mes jeux, rien que pour vous, rien qu’pour nous deux.
Vous savez, il en faut si peu…

J’aurais juste une dernière requête, je vous garde encore un peu,
Mais je voulais juste vous demander si…
De temps en temps, cela vous ennuierait-il que…
Je vous tutoie.

Pour dire toi et moi, comme au ciné,
Pour dire nous, c’est tout.
Pour dire tu me transportes.
Pour dire tu me chavires.
Pour dire tu m’enivres.
Pour dire tu m’inspires.
Pour dire et redire des tu à tue-tête
Car au creux d’ma tête c’est toi qui débordes.
Pour dire tes baisers me brûlent, me transportent.
Pour dire tu me plais et bien plus encore…
Oui…

De temps en temps, cela t’ennuierait-il de…
M’emmener loin de tout ça.
Juste pour aller voir la mer,
Juste pour qu’elle nous lèche les pieds,
Juste faire semblant d’oublier…

Car de vous à moi,
Celui qu’j’préfère, c’est…

Toi.

Vers luisants

Je plonge dans l’ «O» qui fait que mon nom brille…

De vers en vers
En mot à mot
De bouche en bouche
De cœur à… corps
Si j’allais vers
Un peu plus haut
Tisser ma toile sans perdre le fil
Des fil soyeux
Des vers à soi
Des vers luisants
Des vers qui brillent
Un collier d’perles au bout d’mes doigts
Des mots que j’enfile… cela va de soi

Bon dosage d’encre
Et de lumière
Un pas sur scène
Lueur éphémère
Drôle de bestiole
Qui gesticule
Pour mieux voler
Elle prend du recul

Des vers, des vers, des vers…

Des vers à pieds
Ou en voiture
Vers qui explosent
Ou vers qui durent
Du vert sous l’pied
De l’herbe, bien sûr
Bouche à l’oreille quand je susurre

Des vers si grands
Que j’en bascule
Noyée, saoulée
Ivre, ridicule
Des vers si forts
Qu’on boit cul sec
D’autres qu’on savoure
Qu’on garde dans l’bec

Moi, j’ai si soif
Et j’ai si faim
Je voudrais boire
Donner sans fin
Étancher et chanter
À rêver, je verrais
Si j’tiens encore
Au p’tit matin…

…au fil des mots
Du fil à retordre
Du fil de… faire
To do, it’s done
S’évertuer
Pour qu’nos vers tuent
Juste dire sans vices
Ni vertus

Des vers, des vers, des vers…

Vers terre à terre
Ou solitaires
De bric et de broc
Ou soliloques
Des mots de cristal
Des mots de plastique
Gobe-les ! Tu verras c’est magique

Déverse tes vers !

Vers, vers, vers, vers…

J’avais l’ver…tige
J’me colle des ailes
Avec mon nom
Ça en fait quatre
Quatre L…
… pour devenir acrobate
Faire de sa vie une étincelle
Et j’éteins celle qu’j’avais avant
J’passe à autre chose, les lettres, la prose
Les phrases, les mots tous scintillants
J’distille, égraine mes vers…luisants

J’marche sur mon fil
Sans en découdre
Je trace, je file
J’écris, j’écoute                      x2

De vers en vers
En mot à mot
De bouche en bouche
De cœur à… corps
Si j’allais vers
Un peu plus haut
Tisser ma toile sans perdre le fil
Des fil soyeux
Des vers à moi
Des vers luisants
Des vers qui brillent
Un collier d’perles au bout d’mes doigts
Des mots que j’enfile… cela va de soi

Je plonge dans l’  «O» qui fait que mon nom brille

Elle ne pense qu’à ça

Refrain :
Elle ne pense qu’à ça
Qu’à ses peurs passées
Elle ne pense qu’à ça
Qu’à son cœur cassé

Elle ne pense qu’à ça
Qu’à ses pleurs passés
Elle ne pense qu’à ça
Depuis qu’il s’est cassé

Elle ne parle que d’sa… vie
Des envies qu’elle ressent
Elle essaye de panser
Ses plaies… en les ressassant
Elle est douce et fragile
Du haut de ses vingt ans
Elle crée, imagine
Écrit… de temps en temps

Elle ne s’inspire que d’ça
De cet air innocent
Qu’elle chantonne à tue-tête
Ce sont… ses battements d’sang
Elle en tire le son…
Et sans faire de morale
Elle voue une vraie passion
Aux relations orales…

Refrain

Elle ne veut pas qu’ça cesse
Elle ne serait rien sans
Les baisers, les caresses
Les descentes… indécentes
L’un des sens qu’elle possède
C’est l’attrait du passé
Ça l’anime, ça l’obsède
Elle aimerait s’en… lasser

Mais elle ne pense qu’à s’a…
-ttacher à des lâches
Alors elle rêve d’hier
Et puis elle pleure souvent
Elle aimerait tant voir ça
Savoir ce qui se cache
En d’ssous des cœurs de pierre
Rien qu’en les soulevant

Refrain

Et quand l’amour se barre elle s’ dit qu’ c’est mieux comme ça
Elle essore ses larmes, se dit qu’elle s’en remettra
Et malgré les séquelles, elle retrouvera sa joie
Et retentera le jeu, j’ le sais parce qu’elle… c’est moi

Refrain

Tous les textes de l’album Ombres ont été écrits par Luciole exceptés Encore et encore co-écrit avec Dominique Dalcan et Elle ne pense qu’à ça écrit par Nico K.

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