Et maintenant ?

Des mots sur des images, des images sur des mots, des fragments de présent, des morceaux de maintenant…


04jan

2015, te voilà.

2015, je t’attendais. J’ai compté les mois qui me séparaient de toi, t’ai guetté du coin de l’œil, toi et tes mille promesses, toi et tes/nos projets d’aventures, et maintenant te voilà. Il ne me reste plus qu’à prendre une profonde inspiration et à sauter… Ça y est, j’y suis.

Cette année, je sors un nouveau disque, une nouvelle empreinte à laisser derrière moi, de nouveaux mots, de nouvelles notes à offrir, des lumières pour éclairer leur sillage sur scène, un nouveau pas. Et il me tarde, il me tarde tant ! Je t’ai trop attendu je crois… et je me sens comme un coureur sur la ligne du départ, prêt à m’élancer au 1er coup de sifflet. J’y suis ? Ça y est ?

Alors comme tu commences enfin, je nous souhaite le meilleur, je nous souhaite de l’entrain, je nous souhaite des passions, de longs voyages en train vers d’autres horizons, je nous souhaite des concerts, je nous souhaite des envies et puis, je souhaite que vous soyez là aussi…

Belle année 15.

30août

Presque.

Se souvenir du presque été, des vacances emmitouflée, des orages, des averses, des frissons, des marrées…
À défaut de pouvoir les photographier, fixer dans sa mémoire l’immense jardin et les fenêtres embuées, les piles de crêpes à répétition, les livres engloutis, les parties de cartes et les draps jusqu’au nez et les broderies aussi. Garder en tête ces retrouvailles 10 ans après, la boule à facettes et la caravane bleue et puis la mer émeraude, le sable et l’eau glacée, les devinettes, les balades sans jamais se lasser. Conserver encore les parfums de l’autre chez moi, ses odeurs, sa lumière qui tape le velux et le bois sous mes pieds. Se souvenir du presque été, car presque demain, c’est l’aventure ! Les tapis du studio, ses câbles, ses micros, ses instruments qui débordent des coins et des recoins, c’est maintenant, je m’en souviens. Voir le disque prendre forme et puis l’emmener loin.
Dans deux jours, j’enregistre, j’y suis… presque.

30juil

Remerciements

Ciel bleu, vue dégagée… l’été ouvre ses bras en grand. Plus que quelques petits pas d’élan avant de l’enlacer, de le serrer bien fort, avant de me laisser couler dans ses promesses de repos, avec pour seul programme de n’en avoir aucun !

L’année a été belle, chargée et celle qui s’annonce promet de l’être bien plus encore. C’est vrai qu’il reste du chemin mais, ces derniers temps, mon bateau s’est agrandi et l’équipage avec lui…

Un grand, grand merci donc aux marins nouveaux venus qui, via la collecte MyMajorCompany, ont apporté leur pierre à mon édifice :

Nico, Mara & Philippe, Pierre, Charlène et ses parents, Patricia, Marine, RiM, Victoire, Emma, Julie, Brijou, Les Meilleurs Voisins, Beate, Pauline LG, Célia, Saby, Machicadou, Maïté et Didier, Les Bettonais, Guéna, Emma et Louise, La Famille Mangin, Papy et Mamy, Sania, Bamboomix, Mansaadi, juju, Célinou, Cle2sol, Le Hic, Adèle L., Evelynet, Fabien, Ava, La Lune Bulle, Cécile Libellule, Monsieur Mouch, Zedrine, Céline, Sophie, Delphine, Hugues, Le voyage de Miles, IZBERG, Dokuji, Sofa, Mister Février, La Jeanne, Pierrot Panse, Pomme, Agnes Couffinhal, Seultou, Dam, Alexandre Sepré, Thibault, Mona,Martine, Chantal, Sandrine, Laurence, Clément, Nanantika, Phine, Ninous, Wizz, Ianik, Welldone, Sgabbay, Jfadeuihe, Marcbidon, Photophoenix, Alsacobordelais, Drydry, Ronconop, Nicolas Bussiere, Mathilde Baron, Fanny Pouyatos, Laurent, Tali35000, K-mi, Coufy, Eblou, Violette, Caracolderrapador, Nathan & Tom, Valoudebest, Seb, Mvvv, Colas, Balthazar, Valérian, Umfred, Christine bechetoille, Smoguy, Augumangia, Ptitours, Aline, MLouis, Loxilio, Melodynelson, Bruno8, Ledba, Ricardo, Ohusson, Millesium, Marc042, Flore, AnneC44, Neness, Maribu, Shadowcat, Ludovic Demierre, Andel351, Lieder, Sixela, Bruno, Geopexes, Mamita, Pascalf, Fctdm, Babz, Kristoff Talin, Vaness35, François Olin, Elodie Lescarmontier, Êtreuneautre, Zabou, Emililne, Ninie09, Blanchardito, Baloo, Marc Durant, Nimeno, Palaces, Juh, Aurore, enidlareg, Léna, Camille, Delphine, Emilie94, Yannox, Olivier, Katia Ruault, Dom, Olivertwist, Marion Nette, Sève, Boucle d’or, Armelle, Marinagrenadines, Gwen, Christine, Dem13, Gazeld, Magenta, Aurélien, ThBader, Poulette, Mélanie dans l’Eau, Maïlys, Zuzecha, LoMi, Didier, Opium, Mael, Patrick, Little_luciole, Christian, Laetitia, Sarah, Laetitia.dx, Vanessa, Francine, Pimousse17430, Vedetta, Fanch, Mom, Yo, Filupio, Laura Flane, Bricoo, Aurore_Zo, Andréa, MatB85, Sébastien, Pat, Oriane, Karoline, Flavien, Sdibiane, Leena, Louvesinger, Sev, Brume, Rere77 et foxy134257.

Prochaine escale, le studio à compter du 1er septembre ! D’ici là, bel été et bon vent !

26jan

#maisheureusement

26 janvier, il n’est pas trop tard pour envoyer des voeux, pour formuler des souhaits…
Je vous la souhaite douce cette année entamée et surtout je vous souhaite de garder les yeux, le cœur et l’esprit grands ouverts !

C’est ce que je me souhaite à moi aussi : continuer de regarder autour, d’être présente aux choses qui s’y passent, même furtives, même minuscules, prendre conscience des petits drames et des petits bonheurs. Et pour ces derniers, j’ai créé un tumblr, #maisheureusement, compilation de petits riens qui adoucissent tout en une fraction de seconde. En espérant qu’ils accrocheront parfois quelques sourires à vos commissures ou vous donneront tout simplement l’envie de faire de même. L’espace d’un instant, apprécier… puis poursuivre sa route.

Belle année 14.

25nov

Les mots des autres

Pour combler les vides, les creux, les moments où on aimerait faire mais où on ne peut qu’attendre, où on se sent bloqué, pieds rivés au plancher, comme une petite voiture à friction remontée que l’on retiendrait de filer, rien ne vaut les mots des autres. Les mots qui disent tout haut ce que l’on ressent tout bas, les mots qui rassurent, les mots sages, les messages, qui apaisent et qui calment l’eau des vagues qu’on a trop agité. Les mots qui disent tu n’es pas seule, j’ai déjà traversé ce que tu traverses. Je sais.

 

« Je sais que le plus beau c’est le temps de l’attente, un espace tendu comme un linge entre un arbre et un pilier chancelant et lointain qu’on aperçoit sans vraiment le cerner. » (Tahar Ben Jelloun)

« Je rêve d’un parfum de pommier en fleur.
Toi, tu trébuches sous le poids des paniers.
Qui de nous deux s’y connaît en pommes ? » (Katarina Mazetti)

« May the beauty around me make me walk. And if I don’t walk, let me die. » (Emily Loizeau)

« Pendant que je compte tous les moutons du monde. » (David Foenkinos)

« …elle est un peu cactus la vérité. » (Alexandre Jardin)

« Je suis habituée. Je ne m’habitue pas. » (Virginie Despentes)

Et cetera, et cetera…

07oct

L’aventure !


Comment vous dire, si vous saviez… l’aventure !

Oui, l’aventure que l’on vit lorsqu’on a dans la tête un rêve si grand, si beau, si bête que celui de vouloir faire un disque ! On s’accroche, se cramponne, on s’agrippe, on s’y attache tant et tant qu’on se prend même les pieds dedans, souvent. Il nous mène par le bout du nez, et on ferait des mains, des pieds pour qu’il devienne juste un tout petit peu vrai. Parce que voilà, ce rêve c’est le nôtre, c’est comme ça, on n’y peut rien. Il est là quand on se lève et puis quand on se couche, quand on mange, quand on marche : presque pas de répit. Parfois il me réveille la nuit…
Et soudain je me sens petite chef d’entreprise qui joue à exaucer les voeux, le mien. Prête à jouer des coudes, prête à serrer les poings. Parce que c’est l’aventure, je vous l’ai dit, l’aventure, et que pourtant il y a des jours où je me sens loin d’être aventurière, ou courageuse, ou fière, mais juste apeurée par ce qu’il reste à franchir. Parfois je suis fatiguée. Mais pas longtemps, pas trop. Parce que mon rêve est bête ou plutôt il est fou, et aussi beau et grand et me tient en éveil, parce que je veux y croire, et puis aller au bout… j’ai dans le coeur une aventure couleur bleu.
Bleu ciel.

11sept

Bien rentrée

L’été s’achève presque, le bronzage s’estompe et il y a dans l’agenda bien des choses qui s’amoncèlent : des listes, des projets, des idées, des étapes à franchir, des rendez-vous à planifier, des rêves à accomplir, des bateaux à plier… et un disque, un disque à terminer.

On y est, je crois qu’on y est, il était temps de penser à rentrer.

 

14juin

C’est bleu

C’est bleu, tout autour de moi.
Un peu compliqué tu vois…

Oui c’est un peu compliqué, parce que ça prend du temps, parce que le chemin n’est pas droit mais tordu et sinueux. Parce que c’est une aventure et qu’il y a forcément des obstacles sinon ça serait trop facile, oui sinon à quoi bon ? Parce que ce presque été est ponctué d’automne et parce que les grandes joies sont parsemées de doutes. Parce que parfois on ne peut pas aller plus vite que la musique même si on aimerait et parce qu’il faut apprendre, souvent, à être patient…  Et même s’il reste des mètres à parcourir, des montagnes à franchir, des mers à traverser, je suis sur le chemin, je suis en route, j’arrive, j’avance petit à petit et je ne suis pas pressée, je vogue vaille que vaille sur mon petit navire.

06mai

Mon toit

Hier, je suis allée voir un concert à la Salle Pleyel, à Paris.
Voir et écouter.
Voir le musicien enlacer sa contrebasse avec tendresse, de ses deux mains, sûres, agiles, comme une grande dame de bois entre ses bras. Et écouter, en fermant les yeux parfois, la voix qui monte, les langues que l’on ne comprend pas, et les mélodies qui portent loin, qui portent haut, qui portent… tout court.
Je me suis rappelée alors le concert d’Emilie Simon, vu dans cette même salle un an plus tôt. À quel point il m’avait remuée, secouée, emportée loin, haut, tout court.

En écoutant Avishai Cohen hier soir, la tête dans mes mains, en le voyant sur scène, je me suis dit que c’était ça. Que c’était là que je voulais être. Peut-être pas sur ce plateau (encore que) mais à cet endroit précis, face aux visages inconnus. J’ai senti au plus profond que ses planches devaient être ma maison. Que ce foyer, je voulais le faire mien, encore et encore, toujours plus loin, plus haut. Toujours. Comme une évidence, quelque chose de solidement ancré, de certain, comme si je ne me l’étais jamais avoué auparavant. Tout était clair. C’était ÇA. C’était moi.
Aujourd’hui, j’encre, je remonte mes manches et les jambes de mon pantalon. À bras le corps, je prends. Je prends tout. Sur mon dos. Dans mes bras. Entre mes mains. Dans mes poings. Et au creux, juste là.
Parce que je ne suis plus sans domicile.

Parce que j’ai trouvé mon toit.

 

18avr

Et plonger

Comme il est bon de partir, de laisser tout derrière, de se dire qu’on s’en fiche, tout sera là en rentrant : les doutes et les questions, la liste des choses à faire, l’attente souvent trop longue, l’ordinateur qui chauffe de tant d’heures de pérégrinations sur la toile qui me détournent, distraite, et puis les mots-étoiles qu’on aimerait chanson-constellation en les reliant bien, en les cousant correctement les uns aux autres, ensemble, même si on se pique le bout des doigts avec l’aiguille parfois… Quelques jours loin de la maison où, le téléphone presque coupé, la 3G éteinte, les mails inaccessibles, les réseaux rompus, on ré-apprend pas à pas à regarder autour, à se sevrer un peu… Parenthèse chérie (comme j’aime les parenthèses).
3 petits jours et puis s’en vont.
Rentrer et tout d’un coup laisser surgir l’impatience de revoir l’écran s’allumer, de découvrir la longue liste des petites enveloppes dans ma boîte aux lettres virtuelle, les pensées, les photos des êtres proches bien qu’éloignés (Ouvrez la parenthèse : géographiquement parlant. Fermez la parenthèse.) qui naviguent et me content leurs dernières aventures. Tant et tant à rattraper. Puiser. Regarder. Cette fois, regarder dedans. Retrouver ce que l’on avait laissé là, en suspens. Et observer tout ça d’un autre oeil, finalement. Embrasser ces doutes, ces questions comme de vieux amis, ressortir la liste des choses à faire, repenser aux mots-étoiles et se dire qu’il est temps. Attendre. De nouveau. Et puis quand les ongles couleur océan ne suffisent pas, lever la tête et voir un bleu bien plus grand et… oui, plonger dedans.

www.luciolesenvole.com || Contact
Sauf mention contraire, l'ensemble des textes présents sur ce site sont la propriété exclusive de son auteur.
Merci de ne pas les copier, ou les reproduire, sans une autorisation écrite de l'auteur.